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Tribu Snorkeling numéro 2 - juillet septembre 2008
> Bouches de Bonifacio - Punta di Ventilègne version PDF
Balades au cœur de la réserve naturelle
des Bouches de Bonifacio
Punta di Ventilègne
Le golfe de Ventilègne offre de multiples possibilités de snorkeling. Balades de criques en criques par petits fonds, baignade en bord de plage ou randonnée plus sportive en remontant le long de sa côte ouest. Le cadre est léché, et sauvage.
Comment y aller ?
Le début de la piste menant au golfe de Ventilègne n’est pas clairement identifié sur la RN 196. Il faut repérer le grand panneau blanc des travaux du site de la Testa Sud, situé 500 m avant l’intersection avec la D 859 menant à Figari (ou après si vous « descendez » des Bruzzi).
Le site
La piste est toute neuve, parfaitement carrossable et identifiable, et très bien entretenue par le Conservatoire du Littoral, largement présent sur cette portion de côte de la réserve, depuis le capo di Feno. Il effectue un important travail d’aménagement du site : les murs de pierres sèches ont été recons- truits ; ce sont de magnifiques barrières naturelles qui mettent le maquis à l’abri et balisent le chemin pédestre. Les chemins parasites (dégradation des sols par le passage anarchique d’engins motorisés, les 4x4, le camping sauvage…) ont été fermés, la végétation reconquiert peu à peu les terres sur des parcelles délimitées et protégées.
Ces travaux de restauration, et d’entretien par les services gestionnaires, n’enlèvent rien à la beauté du site. Ventilègne est très sauvage et relativement peu fréquenté. Arbousiers, genévriers de Phénicie, myrte, ciste, mais aussi espèces odorantes (romarin, sauge ou sarriette) s’imposent le long de la piste.
Celle-ci serpente jusqu’à la pointe de Ventilègne. Plusieurs petits parkings sont proposés le long du chemin ; chacun mène, par un sentier pédestre adjacent, à une plage ou une crique plus encaissée. Toute la côte jusqu’à la pointe est très découpée. C’est une succession de petites baies dans peu de profondeur et de mini caps à explorer ; les plages, de plus en plus isolées à mesure que l’on se dirige vers la pointe, sont autant de mises à l’eau potentielles et d’idylliques points de sortie si besoin. La terre ferme n’est jamais loin et toujours facilement accessible.
Vous serez abrité du vent d’ouest tant que vous resterez dans le golfe ; moins de celui de sud-ouest.
Pour une séance de nage un peu soutenue, et si le vent d’ouest n’est pas trop fort, vous pouvez rallier les deux îlots à l’extrémité même de la pointe. Impossible de les manquer : dans leur alignement, l’écueil de Testa di u Gattu créé courant et trains de houle. Le coin est d’ailleurs apprécié des surfeurs. La côte est découpée, déchiquetée, soumise à la puissance du large.
De l’autre côté du golfe, notez la Tonnara, son petit port naturel et ses îles. Cette côte semble tout de même moins attrayante, avec beaucoup d’arrivées d’eau douce (ruisseaux, étangs) qui charrient les sédiments et risquent de rendre l’eau trouble.
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