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Tribu Snorkeling numéro 2 - juillet septembre 2008
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T’as ta bouée ?
Alors que le motonautisme est de plus en plus en vogue et que les scooters des mers et autres jets envahissent nos rivages, il est crucial d’assurer au maximum sa visibilité, même lorsque la zone des 300 mètres est dûment signalée. Le mépris ou l’ignorance des règles de navigation (souvent constatés), l’inconscience de certains pilotes doivent nous inciter à toujours utiliser une bouée de signalisation munie d’un drapeau réglementaire. Comme d’enfiler son casque avant d’enfourcher son deux roues.
Il n’existe pas de législation précise concernant la pratique de la randonnée palmée. Les snorkeleurs sont libres de sillonner la surface des océans, sans fil à la patte ni contraintes légales. Pratiquement, c’est souvent suicidaire. Il n’est pas question de faire du zèle citoyen mais d’assurer sa protection. Tribu Snorkeling milite donc pour que les randonneurs marins s’alignent sur les plongeurs en scaphandre et les chasseurs sous-marins et adoptent la bouée de signalisation comme un élément obligatoire de leur équipement.
La loi précise que les plongeurs isolés doivent se signaler en surface par le pavillon rouge portant une croix de Saint-André ou le pavillon rouge portant une diagonale blanche.
La circulation de tous navires et engins flottants, planches à voile et engins de plage à moteur est interdite (si les conditions de navigation le permettent) dans un rayon de 100 m autour d’un signal marquant la présence des plongeurs.
L’essentiel consiste donc à disposer d’un pavillon réglementaire. Celui-ci sera installé sur une bouée de signalisation.
Généralement, les bouées sont de couleur orange ou rouge, voire rouge et blanche, pour être le plus visible possible à la surface. Elles sont sphériques ou de forme allongée (parfois appelées « bouées saucisses »). Ces dernières offrent moins de résistance au vent et à l’avancement tout en permettant d’accrocher plus de matériels et d’une manière plus satisfaisante. De plus, elles permettent de se reposer (glissée sous les aisselles comme un gros traversin, la bouée saucisse maintient nettement au-dessus de l’eau, sans effort) ou de « charger » un jeune randonneur fatigué. Les modèles les plus simples sont constitués d’une simple enveloppe thermocollée et coûtent une dizaine d’euros. Plus résistants, les modèles composés d’une double enveloppe évitent les crevaisons intempestives. Enfin, les planches, rigides ou gonflables, sont comme des petits radeaux ; leur prix beaucoup plus important se justifie par les services rendus. Allongé dessus jusqu’à la taille, le nageur peut adopter une position reposante, très efficace en déplacement.
La bouée (ou la planche) est comme un sac à dos ! On peut emporter une foule de choses en randonnée : des fiches d’identification des espèces, un appareil photo, une plaquette de dessin, un étui étanche pour emporter des clefs (le corps d’une vieille lampe étanche fera très bien l’affaire), quelques barres énergétiques et une petite bouteille d’eau. Attention : la bouée alourdie est beaucoup moins hydrodynamique (encore un avantage des « planches » : posé dessus, le matériel ne vient pas perturber la glisse de l’engin).
Tirer la bouée est ce qui rebute le plus celui qui l’utilise pour la première fois. Choisissez un filin flottant de vingt-cinq mètres maximum. Le filin sera fixé à la bouée et se terminera par un petit plomb qui pourra servir d’ancrage temporaire, posé au fond.
En action de nage, le plomb est tenu à la main ou se glisse sous la sangle de la ceinture de plombs. Sur une zone intéressante, il suffit de poser le plomb au fond pour ensuite évoluer autour de la bouée, en restant dans un rayon de vingt-cinq mètres au maximum. Un petit enrouleur ou un moulinet permet de régler la longueur du filin à volonté.
On peut tout aussi bien ne pas utiliser de plomb et rester relié en permanence à la bouée, le filin noué autour des hanches ou retenu par un petit mousqueton inox. Si elle n’est pas alourdie, et qu’aucun courant ou brise de surface ne vient augmenter la résistance, la bouée peut être fixée à une cheville. Cela évitera le principal souci : un filin emmêlé autour d’une jambe en cours de déplacement.
C’est à l’usage que le novice apprivoisera cet équipement indispensable : raccourcir au maximum la longueur du filin à proximité du bord, surveiller le sens du courant pour éloigner le filin du sillage, équilibrer l’accastillage pour maintenir une bonne assiette et assurer ainsi la verticalité du pavillon, etc.
Même si parfois elle semble se changer en boulet, la bouée est l’unique moyen de se signaler, d’être aperçu par les navigateurs ou ses compagnons, d’assurer sa propre sécurité en cas de crampes, dérive, fatigue imprévue. C’est une assurance-vie.
Tribu Snorkeling vous en conjure : sortez couverts !
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